La réponse courte; non, ce n’est pas en train de mourir!
Mais comme plusieurs canaux de communication, la tendance 2026 appelle à une connexion plus authentique, surtout dans une ère où tout s’automatise. Nous assistons donc à une mutation de ce médium en pleine maturation, le rendant toujours intéressant et pertinent.
LES FORMATS
Il existe deux formats principaux; audio et vidéo.
Les puristes se souviendront que le format audio était celui privilégié lors de son apparition en 2004. Rapidement, le besoin d’être non seulement entendus, mais aussi vus, a mené à l’essor du format vidéo. Selon si l’objectif est de vendre, d’informer ou de fidéliser, par exemple, on ne privilégiera pas le même format. Attention, peu importe le format choisi, les sujets s’affinent pour devenir plus nichés, permettant ainsi d’éliminer les joueurs désorganisés.
Aujourd’hui, le podcast vidéo évolue vers une esthétique plus léchée qu’à son origine. On parle ici de direction artistique, de mise en scène et de changement de rythme visuel calculé. Bref, plus de créativité, de soin du détail et, soyons honnêtes, de plus de préparation! Pourquoi? Parce que le format actuel s’est drôlement rapproché de celui d’un talk-show, avec des attentes de production plus élevées.
À l’inverse, en audio, on observe un retour à l’essentiel; on délaisse les bruits inutiles ajoutés au montage et on s’assure d’avoir une introduction claire et punchée permettant d’indiquer immédiatement le sujet de l’émission dès les premières secondes.
Dans les deux cas, on retrouve des versions courtes et des versions longues, qui permettent d’aller chercher différents consommateurs sur différentes plateformes tout en respectant leur temps. On entre dans le quotidien déjà surchargé des gens, et ce désir d’être pertinent et concret est désormais impératif. Résultat? Moins de distance entre l’hôte et le public. On ne cherche plus à imposer une idéologie, mais à créer un échange, un dialogue ouvert sur un sujet précis. L’hôte ne se place plus comme expert, mais en personne qui tient l’espace pour tenir une discussion.
INTÉRESSANT
Dernièrement, deux podcasts américains ont retenu l’attention dans le domaine.
Par exemple, Amy Poehler, lauréate du Golden Globe dans la catégorie du Meilleur podcast, s’est démarquée en misant sur une chose étonnamment simple: l’écoute. Simple de même! Elle discute simplement et apporte une dimension profondément humaine à des conversations entre célébrités, un terrain autrefois réservé qu’aux grands talk-shows.
Autre exemple: les Empty Netters.
Ce duo d’anciens joueurs d’élite de hockey a connu une hausse marquée de son audience grâce à une prise de parole empathique et engagée autour d’une série populaire controversée, Heated Rivalry. En commentant les épisodes en direct, ils ont ouvert un dialogue inattendu entre leur audience existante et une toute nouvelle, brisant les idées reçues qu’on attribue généralement au domaine du hockey, un univers souvent perçu comme fermé ou très codé. Résultat? Une diversification et une croissance fulgurante de leur plateforme, attirant désormais à la discussion des auditeurs qui ne s’intéressaient initialement aucunement au hockey. Leurs anciens contenus, pas toujours performants à la base, se sont retrouvés organiquement propulsés!
EN BREF
En 2026, le podcast devient:
- plus niché, avec plus d’intention
- plus immersif en format vidéo afin de s’intégrer au quotidien déjà saturé des gens
- plus inclusif grâce à la communauté qui devient partie intégrante du dialogue
- plus fragmenté, pour rejoindre les gens là où ils sont, avec le temps qu’ils ont
Et surtout, une question demeure essentielle: À qui s’adresse-t-on ?
Parce qu’à la base, le podcast reste un outil de communication peu importe son format. Par exemple, passer au vidéo est un choix stratégique, pas automatique. Le médium a changé, oui. Il est devenu plus léché, oui.
Mais sans clarté sur l’audience, sans stratégie ni planification à long terme, même le plus beau décor reste vide.


